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Kintsugi

Le kintsugi relève d'une philosophie qui prend en compte le passé de l'objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu'il a pu connaitre. La casse d'une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d'un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s'agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.
Cette technique est apparue à la fin du xve siècle, lorsqu’Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d'avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu'elles puissent être réparées avec les coutures d'or du kintsugi.
Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé.
La technique utilisée pour la réparation à la laque d'or fait partie des techniques du maki-e utilisées traditionnellement par les artisans laqueurs japonais.
Cette technique de réparation de la céramique ne se limite pas à l'utilisation de l'or et peut aussi se faire sur d'autres modes. Ainsi, lorsque de l'argent est utilisé à la place de l'or, la technique prend le nom de gintsugi ou le nom d'urushi tsugi lorsque de la simple laque est utilisée sans additif métallique.













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[ Dernière mise à jour le 21 septembre 2017 ]

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